Depuis quelques années, les gays et lesbiennes se
regroupent dans des associations pour échanger et aborder sans difficulté des thèmes de leur vie privée et de leur intimité.
En effet, dans nos métiers et nos loisirs, le silence règne sur ces sujets comme s'ils étaient toujours tabous. Alors, des groupes se créent dans des structures professionnelles, sportives,
culturelles, associatives ou politiques. De cette manière, des individus s'épanouissent en cessant d'être ce qui ne sont pas, loin de ces moulages sociétals bornés.
Certains opposants considèrent ces groupes comme des lobby ou des ghettos "minoritaires", n'oublions pas ce dernier mot qui a beaucoup d'importance pour nos détracteurs, et notre principale
action serait de défendre des petits intérêts particuliers qui n'intéressent personne. Au contraire, nous débattons sur les thèmes de la liberté et de la tolérance : comme les nègres, les melons,
les jaunes, les sales juifs, les féministes, les putes... les pédales et les gouines se regroupent pour revendiquer d'une voix forte et unie le droit à l'indifférence.
Ces lieux d'échange sont aujourd'hui assez présents dans les différentes activités de la vie courante comme par exemple ACGLSF (sourds et mal-entendant), AD2-MIGALE (militaires), Embrayages
(employés PSA), Energay (employés EDF-GDF), Aquahomo (nageurs), Contrepied (joueurs de volley-ball), GayLib (militants et conseillers UMP), CentreEgaux (militants et conseillers MoDem) ou bien
encore Les Enfants de Cambacérès (Franc-maçons), sans oublier SOS Homophobie et AIDES qui ne sont plus à présenter et les associations LGBT de toutes les grandes villes de France. Bien sûr, il en
existe des centaines à découvrir pour sortir de son isolement et je vous invite à visiter le site de TêTu où vous y trouverez une liste assez complète.